Chroniques des sauveteurs // rapports de missions

Chroniques des sauveteurs // rapports de missions

L’ATTAQUE

14 décembre 3303


wing-atlantis.fr - cmdr.ptolemeus@gmail.com

CC-BY-NC-SA


– Papa, c’est quoi un « chaperon » ?

Bien installée dans le canapé, où une famille nombreuse de peluches hétéroclites lui faisaient à peine une petite place, Chloé fronçait les sourcils, les yeux fixés sur un vieux livre en papier qui devait visiblement dater de plusieurs siècles. Derrière elle, une large fenêtre donnait sur une zone pavillonnaire tranquille, au milieu d’un écrin de verdure. Les pelouses et les parterres étaient parfaitement tenus. On devinait au loin les frondaisons d’une forêt. De temps en temps, un véhicule jaune électrique passait sans bruit sur la route qui desservait les habitations.

– Je ne sais pas ma chérie… Peut-être une sorte de système de localisation à distance?

Le commandant Jean Perrault, face à l’hologramme tridimensionnel que lui renvoyait le miroir de la salle de bains, vérifiait une dernière fois son uniforme d’apparat. Il lui fallait être impeccable aujourd’hui pour l’inspection. Les financeurs d’Aegis tenaient à voir de leurs propres yeux où passaient les crédits pharaoniques qu’ils versaient à l’organisme de recherche et de défense anti-alien. Il s’agissait de ne pas les décevoir.

Satisfait de sa mise, et confiant quant au déroulement de la journée, l’officier rentra au salon. Chloé, sérieuse et concentrée, tenait toujours ses yeux rivés sur les pages.

– Je ne crois pas. « Un petit chaperon rouge qui lui seyait si bien »… Je pense à une sorte de combinaison rouge, comme celles que portent certains pilotes… non ?

– Allons-y maintenant, coupa le commandant, ou tu vas être en retard à l’école. Tu poseras la question à ta maîtresse.

– Oui, Papa. Je me dépêche. Mlle Pinson nous a promis une surprise aujourd’hui !


Chloé referma avec précaution le vénérable volume, que sa famille possédait depuis de longues générations. Elle le mit soigneusement dans son sac pour le montrer à son institutrice. On disait que les Contes du temps passé avaient été composés par un de ses ancêtres, à une époque quasi préhistorique. Ces histoires avaient beau faire partie de l’héritage de sa famille, elles lui semblaient bien étranges. Elles se passaient dans un monde tellement différent de celui dans lequel elle vivait avec son père.


 Tous deux montèrent dans un de ces véhicules autonomes qui arpentaient les routes. Le commandant sélectionna sur le tableau de bord l’adresse de leur destination, et la voiture se mit en marche. Après avoir traversé un grand parc arboré, ils s’arrêtèrent devant une allée fleurie qui menait à un bâtiment blanc, l’école Isaac Newton.

La petite fille embrassa rapidement son père sur la joue avant de rejoindre prestement ses camarades qui attendaient l’ouverture des portes. L’officier la regarda s’éloigner en souriant, et enclencha sur le clavier l’étape suivante de son trajet. Au-dessus de sa tête, sous la structure vitrée qui donnait sur le vide, un éclairage artificiel simulait la lumière d’un soleil véritable, et permettait aux résidents fortunés de la station de mener une vie comparable à celle qu’ils auraient vécue sur une planète habitable. En apercevant les étoiles au dehors, Jean sentit son cœur se serrer. Il pensa à son épouse, Cassandra, exploratrice renommée, jamais revenue de sa dernière expédition. Elle avait disparu du côté de Tyros Ridge, dans la région du lointain bras galactique appelé Sagittarius-Carina. Il avait perdu l’espoir de la revoir un jour.

Depuis le quartier tranquille et verdoyant où Perrault demeurait avec sa fille, c’est tout juste si on devinait les immenses structures métalliques qui constituaient l’essentiel de la station de type Orbis dont il avait pour mission d’assurer la sécurité. The Oracle, situé dans le système Pleiades Sector IR-W d1-55, avait été achevé quelques mois auparavant ; cette gigantesque cité, implantée au coeur de la zone infestée par les Thargoïdes, devait constituer un poste avancé stratégique. Sa construction avait englouti des sommes colossales. Il fallait maintenant persuader le représentant de l’Empire, venu tout spécialement des systèmes centraux pour une visite de contrôle, que ces crédits n’avaient pas été dépensés en vain.


Au fur et à mesure que la voiture automatique avançait, le charmant faubourg bucolique céda la place à des immeubles d’acier, dont les innombrables fenêtres éclairées faisaient écho aux étoiles du ciel. Le commandant Perrault avait quitté le grand anneau lumineux et s’acheminait vers le monde de métal qui constituait le coeur vivant de la station : les bureaux, les entrepôts, les sièges des organismes publics et privés étaient disposés autour du spatioport, vaste creux au coeur de la base, d’où des myriades de vaisseaux décollaient et atterrissaient sans arrêt, en franchissant une ouverture rectangulaire bleue que les pilotes appelaient « boîte aux lettres ».


Le protocole prévoyait que le délégué de l’Empire, le sénateur Robert Saint-Laurent, recevrait les officiers de l’Oracle à bord de son Cutter, le Spirit of Achenar. Perrault prit place dans une navette, avec une dizaine des plus hauts responsables de la base. Ils furent admis dans le splendide navire impérial, qui avait mis en panne à quelques encablures de l’Oracle. On les conduisit sur le pont de commandement.

Perrault fut troublé par le silence qui régnait entre les dignitaires impériaux. Le sénateur, qui avait pris place dans le fauteuil du co-pilote, les accueillit froidement, sans détacher ses yeux de la base, qui s’étalait à travers la verrière. Elle occupait la plus grande partie du ciel, en tournant obstinément autour de son axe.

– Messieurs, je vous remercie d’être venus jusqu’ici. Nous allons assister au résultat de nos efforts.


Perrault ne comprenait pas ce qui se passait. Il se tourna vers ses chefs. S’ils ne manifestaient pas ouvertement leur surprise, ils paraissaient aussi désemparés que lui. Le commandant ne put s’empêcher de nourrir un noir pressentiment. Pourquoi le sénateur avait-il tenu à réunir sur son vaisseau personnel les haut gradés de l’Oracle? Ceux-ci, qu’on n’avait pas invités à s’asseoir, restèrent debout, derrière les sièges occupés par l’équipage. Chacun prévoyait qu’un événement terrible allait survenir, mais nul n’osait parler ou faire un geste.

Ils n’attendirent pas longtemps. Un grand bruit, comme celui de quelque trompette infernale, déchira le silence de l’espace. Perrault songea à ces buccins qui décidèrent jadis de la chute de Jéricho. Toutes les fibres de son corps tressautèrent quand il vit surgir de nulle part plusieurs navires de forme inouïe, qui ressemblaient davantage à des fleurs monstrueuses qu’à des vaisseaux spatiaux. Ils encerclèrent la station et, au moyen de quelque onde de nature inconnue, entreprirent aussitôt de désactiver la base entière.

Dans un grincement épouvantable, la rotation de l’Oracle s’interrompit. Sur tous les édifices, les lumières clignotèrent et s’éteignirent. La vaste station fut entièrement plongée dans l’obscurité. Un silence insupportable s’abattit sur la cité immobile et paralysée. C’est alors que, dans un fracas assourdissant, les appareils Thargoïdes – car c’était eux, à n’en pas douter – lancèrent la deuxième phase de leur attaque. Des armes étranges, d’une puissance effarante, eurent tôt fait de provoquer des dégâts effroyables. Bientôt, toute la station fut la proie des flammes. Les explosions se succédaient, des pans entiers de la structure se trouvaient volatilisés, éparpillés dans l’espace. Les défenses de la station étaient inopérantes  : rien ni personne ne put faire obstacle au feu nourri lancé par les Aliens. Le typhon dévasta tout sur son passage. Au bout de quelques minutes, dans une cacophonie disharmonieuse, les fleurs sinistres repartirent aussi mystérieusement qu’elles étaient arrivées, laissant un spectacle de désolation, de fer tordu, d’incendies et de détonations en chaîne. Toute l’opération n’avait demandé que quelques minutes.

Depuis le pont du Spirit of Achenar, aux côtés de l’équipage du Cutter, les haut gradés de l’Oracle contemplèrent, dans une horreur impuissante, la station dont ils avaient la garde, mise à feu et à sang par des entités xénomorphes.

– Non ! hurla le commandant Perrault.

Sans que personne n’ait eu le temps de le retenir, il se précipita vers le sénateur, et le força à rencontrer son regard. Une certitude terrifiante s’empara du père de Chloé, lorsqu’il considéra les yeux tranquilles de l’ambassadeur impérial.

– Vous le saviez ! Vous aviez prévu l’attaque ! Vous avez sciemment condamné des milliers d’habitants à une mort certaine !

Un voile d’ignorance se déchira dans le cerveau du commandant Jean Perrault : soudain, il comprit que l’agression Thargoïde avait été de longue date préparée par Aegis – voulue peut-être. Un petit groupe de décideurs occultes, qui faisaient désormais la loi dans la galaxie sous couvert de la défendre, avait délibérément laissé périr toute une population de civils innocents. Soudain, la rage fit place à une angoisse bien plus profonde dans le coeur de l’officier.

– Chloé !

– Perrault ! Où allez-vous ?


Avant que son supérieur ait pu l’arrêter, le commandant avait quitté le pont, traversé les coursives, et atteint le hangar. Il prit place dans le chasseur que le Cutter embarquait à son bord. Il s’installa aux commandes, éjecta la légère embarcation, et fila à toute allure vers le grand anneau d’habitation où il avait laissé sa fille. Horrifié, il constata qu’une bonne partie du secteur résidentiel avait cédé lors de l’assaut et s’était évanoui en fumée. Un frisson lui parcourut l’échine. Combien de morts avait pu provoquer l’attentat ? Où était Chloé ? La maison, l’école avaient été emportées lors de l’odieuse attaque. Il ne restait, au lieu des jardins et des pavillons, que le vide et le froid stellaire, et quelques décombres carbonisés qui glissaient dans l’espace.

– C’est impossible, c’est impossible !

Perrault ne voulait pas se résigner à l’évidence de cette destruction, ni à ses funestes conséquences. Il avait perdu déjà sa chère épouse  ! Il ne supporterait pas de vivre sans sa fille.


L’officier constata avec soulagement que quelques systèmes de secours avaient pu se mettre en marche, offrant tout au plus un peu d’oxygène et de gravité aux rescapés de la station sinistrée. C’était une maigre consolation, car il ne pouvait pas s’approcher davantage des vestiges de l’anneau: son vaisseau ne pouvait traverser la barrière électromagnétique qui séparait du vide le reste des bâtiments encore intacts. Perrault décida donc de pénétrer dans l’Oracle par la boîte aux lettres. La manœuvre fut difficile, la tour de contrôle étant hors d’état de donner quelque assistance de vol ; l’entrée était à moitié effondrée, et couverte de surcroît d’une morve alien verte et corrosive.  Enfin Perrault réussit à se frayer un chemin à l’intérieur. Il n’était pas pour autant au bout de ses peines : le ventre accueillant de la station s’était transformé en une fournaise. Il sentit la transpiration couvrir instantanément son visage, son dos, ses bras. Il vit la température du vaisseau grimper en flèche. Les alarmes sonnaient partout. Des effets personnels, des capsules de sauvetage même flottaient au-dessus des zones d’atterrissage.


Le pilote zigzagua entre les débris dispersés, et évita de justesse plusieurs explosions. Il réussit finalement à atterrir. Couvert de sueur, il parcourut comme un fou les salles d’embarquement. Une foule de malheureux se pressait autour de lui. Perrault errait au milieu de ce rassemblement disparate d’hommes et de femmes, blessés ou bien portants, mais tous affolés et ahuris. Ces misérables suppliaient les transporteurs de les prendre à leur bord et de les évacuer, en échange des maigres valeurs qu’ils avaient pu emporter dans leur fuite. Ils étaient prêts à donner tout ce qu’il leur restait au premier pilote qui accepterait de les sortir de cet enfer.

– Chloé, bon sang, où es-tu ?

Laissant les victimes en détresse, Perrault tenta de recueillir des informations auprès des autorités débordées.

– Les enfants, où sont les enfants ?

– Je ne sais pas Monsieur, vous ne pouvez pas rester là, vous gênez les secours !


Au milieu du chaos, pourquoi son œil se porta-t-il sur un objet fin, coincé sous un pot de fleurs ? Sans doute parce que la chose était incongrue : une feuille de papier imprimée, au XXXIVe siècle, n’avait rien d’ordinaire. Il s’approcha, il la prit entre ses mains. Il reconnut une page tirée du livre de contes. Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne… Chloé ! Chloé était passée par ici, et lui avait laissé cet indice ! Il courut comme un fou. Il trouva une seconde feuille : il était fort petit, et quand il vint au monde, il n’était guère plus gros que le pouce… Une autre feuille était épinglée sur un tableau de service à l’entrée du hall de départ. Un agent de sécurité tenta de l’arrêter.

– Monsieur, où allez-vous ? Personne ne pénètre sur le spatioport sans avoir payé son passage !

Un instant interloqué, Perrault revint à lui, et sortit sa plaque professionnelle.

– Je suis officier responsable de la station. Laissez-moi passer !


Le commandant se tailla péniblement un chemin un milieu de la cohue, résista aux bousculades, et parvint sur le pad n° 02, cerné par les flammes. Une longue file de passagers attendait d’embarquer à bord d’un immense paquebot, de plus de deux cents mètres de long. Perrault reconnut dans cet oiseau immense un vaisseau de ligne de classe Beluga, luxueuse caravelle habituellement destinée aux lointaines croisières. Celui-ci, peint de blanc et rouge, affichait sur sa coque l’identifiant MEDIC en lettres noires : c’était un vaisseau affrété par le groupe Medicorp, spécialisé dans le sauvetage et l’évacuation. L”officier parvint à se glisser à bord. Les cabines de première classe destinées aux touristes fortunés avaient été remplacées par des habitacles économiques où s’entassaient des masses de réfugiés. Soudain, une voix familière retentit derrière lui.


– Papa !

La petite fille se jeta au cou de son père, qui la prit dans ses bras et la serra longuement contre lui.

– Chloé ! Mais comment es-tu arrivée jusqu’ici ? Ton école…


– C’est la surprise de Mademoiselle Pinson… tu te souviens ? Elle avait décidé de nous emmener visiter les usines du professeur Palin, sur Maïa. Nous sommes partis aussitôt après que tu m’as déposée ce matin. Nous étions déjà sur le spatioport quand il y a eu toutes ces explosions… J’ai eu si peur que tu ne me retrouves pas ! Alors j’ai pensé au Petit Poucet…

Perrault, tout en étreignant longuement sa fille, jeta à l’institutrice un regard reconnaissant.

Au même moment, dans un vrombissement tranquille, le majestueux navire aux armes de Médicorp mit les moteurs en marche, s’éleva lentement au milieu des flammes et des décombres, et parvint à franchir les portes de la station, laissant derrière lui l’Oracle transformé en irrespirable brasier. Le navire médical put se mettre rapidement hors de portée des déflagrations qui continuaient de plus belle. Un peu plus loin, il croisa un Cutter de l’Empire, immobile, moteurs éteints, qui le laissa passer avec indifférence.


 Crédits Photos  : Frontier Development, Remlok Industry, cmdr Filzar Geynep,  cmdr Aymerix, Wing Atlantis, galnet.fr

Rapport de Mission // Le Gustave Moynier

La poussière soulevée par les réacteur retombait au sol, le Gustave Moynier , solidement campé sur ses trains d’atterrissage arborait fièrement les couleurs de MEDICORP.

Son équipage, chargé de la réception et des essais en conditions réelles du tout nouveau Type 6, analysait toutes les données.

Toutes les procédures se déroulaient sans le moindre incident, le vol avait été parfait.

Maintenant , il était temps de déployer le SRV, les test portaient tout autant sur le véhicule, que sur son pilote, de ceux-ci dépendrait sa qualification comme pilote ambulancier.

Eeli Kaupteer, rejoignit la soute, prit place à bord du SRV et déclencha la procédure de déploiement.

Les panneaux de trappes s’ouvrirent , la plate forme s’abaissa.

<<Tous systèmes, parés, je démarre>>, lança Eeli dans l’intercom.

Le véhicule quittait l’abri rassurant du T6, quand sur le radar apparut un vaisseau Python.

A bord de l’Atlantis qui escortait le Gustave Moynier, l’équipage était déjà en alerte, les scanners braqués sur le python crachèrent leurs résultats: Pilote Tarquin, casier vierge, bleu, inoffensif.

La tension retomba aussitôt, le vaisseau repassant en Stand-by.


Alors que le SRV était déjà à presque 1km, un message parvint au T6 <<tu as 10 secondes pour me livrer 6 tonnes de ta cargaison>>

A bord ce fut l’incrédulité la plus totale.Les soutes étaient vides, et les couleurs, ainsi que l’identification MEDIC ne pouvaient laisser place à la moindre confusion.

L’opérateur radio tentait d’expliquer la situation, quand un second message retentit <<un crime a été commis >>et sans autres sommations, le Python ouvrit le feu sur le Gustave Moynier sans défenses.

Les tirs envoyés à bout portant, ne franchirent pas les boucliers du T6 flambant neuf.

Par instinct, voyant le T6 en danger , Kaupteer effectua un demi tour acrobatique avec le SRV et mit plein gaz. <<Ici Eeli, tenez bon, j’arrive >> Il jura, se rappelant qu’il n’avait aucune arme, sur ce modèle.

A bord de l’Atlantis ce fut le branle bas, les réacteurs hurlèrent tandis qu’il s’arrachait du sol,tous ses sabords s’ouvrirent et les canons de ses armes pointèrent sur le Python.

<<t’as fait une erreur mec, moi je suis pas MEDICORP>> envoya le CMDR Shiki, à l’adresse de Tarquin.

Celui-ci faisait déjà demi tour s’étant rendu compte de sa stupidité , il lança aussitôt un saut FSD, ciblant un autre système , afin d’échapper au mass lock de l’Anaconda.

Rentrant ses armes et se calant sur sa cible, l’Atlantis sauta dans son sillage.

Quelques instants plus tard, alors qu’il entamait son approche de retour, L’Atlantis envoya ce message:<<Désolé pour lui, mais il ne nuira plus à personne, il a mal calculé sa trajectoire, il a fini dans un soleil>>

Quant est on trop bleu , on se prend des bosses , là il s’en ait prit une sacrée.

Les essais reprirent sous la protection de L’Anaconda et se terminèrent sans aucuns autres incident.


CMDR Azim Hutt

Rapport de Mission

Quelle journée, pour une première, elle est plutôt réussie.

Pour commencer, réveil fébrile ce matin à me demander si je ne vais pas me planter à ma certification ambulance pour le SRV.

Déjà une nuit passée à me réveiller, à cause de cet abruti de voisin qui connaît pas les casques audio.

Il a de la chance que toute action violente entraînerai immédiatement mon exclusion des tests, sinon…

Mais gare à lui si je réussi, je lui réserve une petite vengeance .

 

J’en suis là dans mes pensées, quand je tends le bras pour attraper le manuel des pilotes de SRV,( il y a un point que je veux éclaircir).Donc , je saisi le lourd document, le ramène vers moi et là, POC, j’entends le bruit caractéristique du mug qui heurte la table et se renverse. Je n’ai pas le temps de réaliser, que je sens couler le liquide sur ma combinaison.Et Meeer… ,manquait plus que ça, heureusement que je garde toujours au moins 10 minutes de marge, je déteste être en retard.

Le temps de nettoyer tout ça , de filer changer de combi, il sera temps de partir.

Quelques minutes plus tard, alors que je quitte mon studio, un appel sur l’intercom me prévient d’un changement de pad pour l’embarquement.Le nouveau est à l’autre bout de la station, cette fois je vais être à la bourre c’est sur.

Je fonce comme un fou et me jette dans la première navette taxi qui passe.Arrivé au pad je lui demande de m’attendre, je vais juste vérifier que c’est bien le bon.

A peine entré, j’entends dans le haut parleur <<Dernier appel pour: Kaupter, le pilote Kaupter, Eeli est attendu immédiatement à bord du Gustave Moynier >>

Je me précipite à bord, et je vois l’un de mes examinateurs reposer ma fiche et tendre la main vers une autre. Juste à temps.

<<Pilote Kaupter, Eeli, prêt pour les tests , à votre disposition, Monsieur.>>

<<Il était temps , pilote, à votre poste >>

Je saute dans mon siège, nous décollons,pour rejoindre notre vaisseau d’escorte , L’Atlantis qui doit assurer notre sécurité , enfin surtout celles des Huiles qui jouent aux examinateurs.

Quatre heures plus tard, après avoir subit une attaque d’un pauvre type qui s’est cru pirate, ce qui a quelque peu  pimenté mon passage, (voir le RP, le bleu) je suis de retour à la station, ma qualification et un nouvel emploi en poche.

Je vais pour quitter le PAD, lorsque mon nouvel employeur m’apprend avec un grand sourire qu’il est de coutume, qu’un nouveau reçu doive nettoyer à fond le vaisseau, et que cette tache me revient donc de droit.

<<Bon courage,encore Bravo à vous et bienvenue à bord du Gustave >> me lâche t il en s’éloignant.

Quelques heures plus tard, la nuit est déjà bien avancée, alors que le nettoyage touche à sa fin, un appel retentit sur la radio.


<<Appel à tous les Médicorp , ici le CMDR Mark Stevenson, je suis journaliste, je suis à bord d’un impérial courrier, je fait route vers le système Kalak.

J’aurai besoin d’assistance , je viens de récupérer coup sur coup, deux nacelles de sauvetages occupées. Mais la soute de mon courrier, n’est vraiment pas idéale pour leur transport.De plus l’une des deux nacelle est en mauvais état, je ne suis pas sur qu’elle tienne encore bien longtemps…ni même au moindre saut FSD.

Appel à tous les Medicorp, si il y a quelqu’un, répondez>>


Je lançai aussitôt l’appel du retour à bord de l’équipage, et répondais au message de demande d’assistance.

<<Ici le Gustave Moynier, vaisseau Médicorp, nous sommes à environ 180 AL de vous, nous arrivons le plus vite possible, transmettez vos coordonnées exactes.>>

 

L’équipage arrivait déjà en courant, chacun rejoignant son poste.Je les informais de la situation alors que le T6 décollait de sa plate forme.

Les coordonnées transmises, nous  avons rejoint en quelques sauts le courrier, qui nous y attendait bien, balise allumée.

Nous lui avons expliqué le déroulement des opérations, visiblement il était familier avec celles ci.

Du coup, l’opération de transfert en fut facilitée.

L’une des nacelles était réellement en sale état, et n’aurait pas résisté plus de 20 minutes.

Sans l’altruisme, la présence d’esprit et la réactivité de ce journaliste, c’est un corps inerte qui serait arrivé à  la station Nobel Terminal.

On peut dire qu’il lui a sauvé la vie par deux fois, la première, en récupérant sa nacelle, et la seconde, en envoyant le message, qui nous a permit de la prendre à notre bord et de la stabiliser, grâce aux équipements dont nous disposons.


<< Opérations de récupération terminée, CMDR Stevenson, Bravo à vous, vous venez de sauver deux vies humaines.

Nous allons déposer les nacelles dans le service médical le plus proche.Pour votre information, votre identité sera consignée dans notre rapport, conformément à la procédure. Bon vol à vous, CMDR,félicitations, ils sont sains et saufs. >>

 

Le Gustave, pointait déjà sa proue vers la station, peu après, les nacelles déposées, nous étions de retour sur notre PAD.

Alors que je descendais la passerelle , l’un des techniciens vint vers moi , et me dit:<< C’est vous Kaupter? Il y a un gars qui veut vous voir , il a pas l’air content, mais pas du tout >>

Je regardais par dessus son épaule, et me décomposais, le chauffeur de la navette taxi, je l’avais complètement oublié celui la. Put…, la facture allait être salée.

Y a des jours comme ça …..

CMDR Azim Hutt

Rapport de Mission // Sigma Pegasi

Système en épidémie – -64.125 / -61 / 9.25

Rapport d’activités Medicorp – Cmdr SteFBlood – T-6 « John Carter » – 08 et 09 septembre 3303

Sigma Pegasi


Système en épidémie


Situation politique

Sigma Pegasi a émis une alerte d’épidémie dans le système entier. 4 sous-factions sont touchées par la maladie. Ces sous-factions se sont associées pour endiguer le problème et font appel aux bonnes volontés pour aider à le résoudre.


On trouve aussi dans ce système des champs de débris et des balises de convoi, ces derniers étant généralement remplis de réfugiés désireux de quitter le système. Cependant, les autorités ayant mis le système en quarantaine pour les populations, les réfugiés ne sont pas autorisés à quitter les environs des planètes et bases spatiales. On note aussi la présence de pirates s’attaquant à ces convois et aux services d’assistance, de secours et médicaux. Les autorités parviennent cependant à contrôler le système.


Situation médicale

La maladie frappe durement les bases et la planète habitée du système. Les symptômes sont une fatigue extrême, une apathie chronique entrainant la mort par inanition. Les services médicaux du système ont trouvé un remède temporaire à base de produits dopants, et envoient les données et résultats des premiers traitements dans les systèmes environnants pour y découvrir un vaccin.

 


MISSIONS ASSURÉES PAR MEDICORP

 


Le cmdr SteFBlood s’est présenté sur 2 stations du système (Hogan Ent et VanderMeer Ent), afin de proposer ses services, les 8 et 9 septembre 3303. La liste suivante contient les opérations prises en charge par ce pilote :


10x Transport de données sur une épidémie : les autorités de Sigma Pegasi ont demandé aux pilotes d’envoyer les données recueillies, au fur et à mesure desopérations médicales, aux scientifiques des systèmes limitrophes. 

2x Importation de médicaments simples : Outre l’épidémie, les médicaments basiques commencent à manquer dans certaines zones du système.

1x Livraison de marchandise (Equipement de survie) : Le Sigma Pegasi a certainement découvert le patient Zero, il s’agirait de 3 scientifiques ayant effectué une mission d’exploration polaire sur la planète Sigma Pegasi 7. Leurs équipements de survie et leur matériel d’exploration ont été confiés à Nankul General Holdings, en vue d’une analyse poussée. Les scientifiques sont, eux, décédés depuis le début de l’épidémie. 

5x Importation de médicaments complexes : Plus en relation avec l’épidémie, les scientifiques médicaux du système effectuent des recherches sur les molécules complexes déjà découvertes et leur compatibilité et efficacité à traiter la maladie qui s’est développée.

2x Importation de Produits dopants : Comme indiqué plus haut, une contre-mesure a été trouvée pour enrayer la maladie (ou la ralentir), les patients doivent absorber régulièrement des produits dopants. Le système est donc en demande de ce type de marchandises pour se donner le temps de trouver le remède efficace et durable.

La faction dirigeante a missionné le « John Carter » pour transporter 8 réfugiés « sains » vers le système QQ Pegasi, afin de procéder à des analyses. En effet, ces 8 réfugiés sembleraient

immunisés à la maladie, bien qu’ayant été exposé dans les zones contaminées. Il se pourrait qu’ils soient une des clés de la découverte du vaccin.


De plus, le cmdr StefBlood a assuré 2 transports de passagers – scientifiques (16) et travailleurs humanitaires (9) vers le système Sigma Pegasi. 


Enfin, des bénéfices ont été dégagés lors des missions de secours, pour environ 125000cr, somme qui a été réinvestie dans les appels aux dons des différentes ONG du système (4 dons).



CMDR SteFBlood

Rapport de Mission

DATE : 07 juillet 3303


Sauveteurs :  Alicia Hope [WA], Thoran Grisok [WA]

LOCALISATION : Système WONGKHO

VAISSEAU : Dolphin certifié MediCorp


 


Objet

Suite au signalement – relayé par Mme de Messalina – de la disparition de trois dignitaires des Black Birds (Slavan Griffin, Porte-Parole du Consilium, le responsable de sa garde rapprochée et l’ambassadeur qui l’accompagnaient), lors d’une interdiction dans le système impérial de WONGKHO, le Medicorp a décidé de dépêcher sur place une équipe de sauvetage indépendante.


 


Rapport des sauveteurs

Journal d’Alicia Hope


Début de l’enregistrement :


Suite à l’information relayée par Mme de Messalina, nous nous sommes rendus dans le système impérial de WONGKHO. Le commandant Thoran Grisok fut le premier à se rendre sur site. Je l’ai rejoint environ 45 minutes plus tard à bord de mon Dolphin MEDICORP. Après plusieurs heures de recherche, j’ai détecté des signaux d’émissions dégradés. J’y ai découvert deux capsules de sauvetage occupées que j’ai récupéré. A noter qu’une partie des débris de vaisseaux dont l’appartenance reste encore à déterminer, même s’il y a peu de doutes sur leur origine. Sur site il y avait également une balise d’émission privée, que nous avons scannée. Les données récoltées étaient cryptées. Les capsules de sauvetage indiquaient que leurs occupants étaient vivants et stables. Cependant l’identité des occupants n’a pu être déterminée. Les Capsules ont été remises aux autorités médicales de la station SAMSON du système MUNFAYL. Quant aux données cryptées, par mesure de neutralité, nous les avons remis à Mme de Messalina.


 


CMDR Alicia Hope

 

Medicorp est un groupe de joueurs de Elite Dangerous, jeu vidéo développé par Frontier Development.
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